Depuis la colline de Fourvière, par temps clair, on les voit barrer l’horizon à l’ouest : les Monts du Lyonnais sont le poumon vert le plus proche de la ville, un pays de fermes, de chemins creux et de villages perchés où l’on respire dès la sortie de Craponne. Moins spectaculaires que les Alpes, moins célèbres que le Beaujolais voisin, ils ont un atout majeur : l’authenticité d’une campagne encore agricole, à moins d’une heure du centre. Une sortie qui trouve naturellement sa place parmi nos idées pour sortir autour de Lyon.
Pourquoi aller dans les Monts du Lyonnais
Pour le changement d’air, d’abord : en quelques virages, on passe de l’agglomération à un paysage de prés et de haies, avec des panoramas qui portent jusqu’au mont Blanc par les jours de grande visibilité. Pour la simplicité, ensuite : pas de foule, pas de parking saturé, des sentiers balisés au départ de presque chaque village. Pour les produits, enfin : les Monts du Lyonnais sont un grand terroir de charcuterie, de fromages, de fruits rouges et de cerises, avec de nombreuses fermes qui vendent en direct.
Un territoire en quelques repères
Le massif s’étend entre la vallée de l’Azergues et le Beaujolais au nord, la vallée du Gier et le Pilat au sud, la plaine du Forez à l’ouest et l’agglomération lyonnaise à l’est. Il est à cheval sur les départements du Rhône et de la Loire. Les altitudes restent modestes, entre 400 et un peu plus de 900 mètres, mais le relief est vallonné et les pentes parfois raides.
C’est aussi un territoire chargé d’histoire lyonnaise : les Romains y ont capté les eaux du Gier pour alimenter Lugdunum, et l’on voit encore, à Chaponost, les arches spectaculaires de l’aqueduc romain du Gier, à l’entrée du massif. Plus tard, les fermes des monts ont nourri la ville et fourni de la main-d’œuvre aux ateliers lyonnais.
Que voir et que faire
Les villages perchés
- Yzeron : village en balcon avec une vue très large sur Lyon et les Alpes. Au pied du bourg, le lac du Ronzey est un lieu de promenade prisé des familles.
- Riverie : minuscule village fortifié juché sur un éperon, avec des ruelles, une église et des points de vue à 360 degrés.
- Saint-Martin-en-Haut : bourg animé au cœur du plateau, bon point de départ de randonnées.
- Saint-Symphorien-sur-Coise : petite capitale de la salaison, avec sa collégiale gothique qui domine le bourg.
Le Signal de Saint-André
Point culminant des monts à 934 mètres, sur la commune de Saint-André-la-Côte, il offre l’un des plus beaux panoramas de la région : chaîne des Alpes à l’est, monts du Forez et Pilat. Plusieurs boucles pédestres y mènent au départ des villages voisins.
L’aqueduc du Gier
À Chaponost, les arches du Plat de l’Air se découvrent au fil d’une balade facile. D’autres vestiges ponctuent le tracé de l’aqueduc à travers le massif, que des circuits d’interprétation permettent de suivre.
Randonnée, VTT et vélo
Le territoire compte des centaines de kilomètres de sentiers balisés et de circuits VTT. Les cyclistes lyonnais connaissent bien ses cols modestes mais exigeants, fréquentés le dimanche matin. Pour les marcheurs, les boucles de 8 à 15 kilomètres au départ des villages sont idéales pour une journée ; notre guide des randonnées recense les meilleurs itinéraires de la région.
Le terroir : ce qu’on vient y goûter
Les Monts du Lyonnais sont d’abord un pays d’éleveurs et de charcutiers. La rosette, le jésus et les saucissons secs y sont une institution, notamment autour de Saint-Symphorien-sur-Coise. Les fromages de vache et de chèvre des fermes du plateau, les yaourts et la crème font aussi la réputation du territoire.
Côté fruits, la saison commence au printemps avec les fraises et culmine avec les cerises, en particulier autour de Bessenay, surnommée la capitale de la cerise, où une fête lui est consacrée chaque été. Puis viennent les petits fruits rouges, les pommes et les poires. De nombreuses exploitations proposent la vente directe, et certaines la cueillette.
Un conseil de Lyonnais : prévoyez une glacière dans le coffre, vous rentrerez rarement les mains vides.
Ambiance et bonnes pratiques
- Respectez les pâtures : de nombreux sentiers traversent des prés. Refermez les barrières et tenez votre chien en laisse près des troupeaux.
- Méfiez-vous de la météo : le plateau est souvent plus frais et plus venté que Lyon, avec du brouillard en automne et parfois de la neige en hiver sur les hauteurs.
- Anticipez le déjeuner : les auberges de village sont peu nombreuses et vite complètes le dimanche. Réservez, ou prévoyez un pique-nique composé de produits de la ferme.
- Vélo : les routes sont étroites et sinueuses, partagées avec les engins agricoles ; restez visibles.
Infos pratiques
Accès depuis Lyon
- En voiture : comptez environ 35 à 40 minutes pour Yzeron par Craponne et Vaugneray, et 50 minutes à 1 heure pour Saint-Symphorien-sur-Coise ou le Signal de Saint-André.
- En tram-train : depuis la gare de Lyon Saint-Paul, le tram-train de l’Ouest lyonnais dessert notamment Sain-Bel, au pied nord du massif, et Brignais, au sud-ouest de l’agglomération. Des cars régionaux complètent la desserte de certains villages, avec des fréquences limitées le week-end.
Meilleur moment
Le printemps pour les vergers en fleurs et les prés verts, juin et juillet pour les cerises, l’automne pour les couleurs et la lumière rasante. En hiver, certaines journées claires après un passage froid offrent les plus beaux panoramas sur les Alpes.
Budget
Une sortie dans les monts coûte essentiellement l’essence et le repas : les balades, points de vue et sites comme l’aqueduc sont en accès libre. C’est l’une des escapades les plus économiques depuis Lyon.
Pour une journée patrimoine en contrepoint, la ville romaine de Vienne est à une heure au sud-est. Et si vous voulez troquer les collines contre de vraies montagnes et un grand lac, lisez notre guide pour passer une journée à Annecy depuis Lyon.
Questions fréquentes
Où se situent les Monts du Lyonnais ?
Ils s’étendent à l’ouest de Lyon, entre le Beaujolais au nord, le Pilat au sud et la plaine du Forez à l’ouest, sur les départements du Rhône et de la Loire. Les premiers villages sont à une vingtaine de kilomètres du centre.
Quel est le point culminant des Monts du Lyonnais ?
C’est le Signal de Saint-André, à 934 mètres d’altitude, sur la commune de Saint-André-la-Côte. Plusieurs sentiers y mènent et le panorama s’étend des Alpes au Forez.
Peut-on aller dans les Monts du Lyonnais sans voiture ?
Oui, en partie : le tram-train de l’Ouest lyonnais part de la gare Saint-Paul vers Sain-Bel et Brignais, et des cars régionaux desservent certains villages. Les fréquences sont plus faibles le week-end, vérifiez les horaires avant de partir.
Que rapporter des Monts du Lyonnais ?
De la charcuterie sèche (rosette, jésus, saucisson), des fromages fermiers et, selon la saison, des cerises, des fraises ou des fruits rouges, achetés directement dans les fermes et sur les marchés de village.
Quand aller dans les Monts du Lyonnais pour les cerises ?
La saison des fruits commence au printemps avec les fraises et culmine avec les cerises, en juin et juillet, en particulier autour de Bessenay, qui leur consacre une fête chaque été. Viennent ensuite les fruits rouges, les pommes et les poires. De nombreuses exploitations proposent la vente directe, et certaines la cueillette.
Combien de temps faut-il pour aller dans les Monts du Lyonnais ?
Comptez environ 35 à 40 minutes de voiture pour Yzeron par Craponne et Vaugneray, et 50 minutes à 1 heure pour Saint-Symphorien-sur-Coise ou le Signal de Saint-André. Les premiers villages se trouvent à une vingtaine de kilomètres du centre de Lyon, et les balades et points de vue sont en accès libre.
Sources
- Office de tourisme des Monts du Lyonnais.
- Métropole de Lyon et Département du Rhône — patrimoine de l’aqueduc du Gier.
- SNCF / TER Auvergne-Rhône-Alpes — tram-train de l’Ouest lyonnais.
- Fédération française de randonnée pédestre — itinéraires balisés.
Réservez un gîte à la ferme ou une chambre d’hôtes sur le plateau, et retrouvez toutes nos idées de sorties à moins de deux heures de Lyon.
Temps de trajet, dessertes et saisons indicatifs à la date de mise à jour (automne 2026), à vérifier auprès de l’office de tourisme et des transporteurs.

