Il y a une génération, peu de Lyonnais s’aventuraient au sud de Perrache : entrepôts, voies ferrées, marché de gros et prisons occupaient le terrain. Le quartier Confluence a changé la donne. En réinventant la pointe de la Presqu’île, la ville a presque doublé la surface de son centre et offert à ses habitants un nouveau front d’eau sur la Saône. Pour le visiteur, c’est une autre facette de Lyon, complémentaire des quartiers anciens décrits dans notre rubrique Visiter Lyon : ici, on vient voir la ville du XXIe siècle.
Pourquoi y aller
Pour l’architecture d’abord : rarement une ville française a concentré autant de bâtiments signés par des agences reconnues sur un même secteur. Pour le musée des Confluences ensuite, l’un des plus fréquentés de Lyon, à la silhouette spectaculaire. Pour les promenades au bord de l’eau enfin, le long du quai Rambaud et jusqu’à la pointe, là où les deux fleuves se mêlent. La Confluence se prête aussi aux journées pluvieuses, grâce au musée et au pôle de commerces et de loisirs.
Histoire en bref
Pendant longtemps, le confluent se trouvait bien plus au nord. Au XVIIIe siècle, l’ingénieur Antoine-Michel Perrache lance d’immenses travaux de remblaiement qui gagnent des terres sur les fleuves et repoussent la jonction du Rhône et de la Saône vers le sud. Ces terrains nouveaux accueillent au XIXe siècle la gare de Perrache, puis des activités industrielles et portuaires, un marché de gros et les prisons Saint-Paul et Saint-Joseph. Isolé du reste de la ville par le faisceau ferroviaire et l’autoroute, le secteur reste longtemps à l’écart.
Au début des années 2000, un vaste projet urbain est engagé pour transformer ces friches en quartier mixte : logements, bureaux, commerces, équipements culturels et espaces publics. La première phase se développe côté Saône, autour d’une darse ; la seconde, toujours en cours, gagne le côté Rhône, sur l’emprise de l’ancien marché de gros. Les anciennes prisons ont été reconverties en campus universitaire.
Que voir : un parcours de Perrache à la pointe
La place des Archives et Sainte-Blandine
En sortant de Perrache côté sud, vous entrez dans la partie la plus ancienne du quartier, autour de la place des Archives et du quartier Sainte-Blandine, où cohabitent immeubles anciens et programmes neufs. C’est ici que l’on mesure le mieux la transformation en cours.
La darse et la place nautique
Rejoignez ensuite la Saône et la place nautique, un bassin relié à la rivière autour duquel s’organisent logements, bureaux et terrasses. Les façades colorées et les formes audacieuses des immeubles, conçus par différents architectes, composent un paysage étonnant, très photogénique au coucher du soleil.
Le Cube orange et le Cube vert
Au bord de la darse, deux bâtiments sont devenus les emblèmes du quartier : le Cube orange, percé d’un immense trou circulaire, et le Cube vert, habillé d’une résille métallique. Tous deux sont l’œuvre de l’agence Jakob + MacFarlane. On ne les visite pas, mais on en fait le tour pour les admirer sous différents angles.
La Sucrière et le quai Rambaud
Le long du quai Rambaud, d’anciens bâtiments portuaires ont été reconvertis. La Sucrière, ancien entrepôt à sucre des années 1930, accueille expositions, salons et événements, et sert régulièrement de lieu à la Biennale d’art contemporain. Le quai est aménagé pour la promenade, avec de larges espaces et une vue dégagée sur la colline de Sainte-Foy.
Le pôle de commerces et de loisirs
Au centre du quartier, le pôle commercial Confluence réunit boutiques, restaurants et cinéma sous une grande verrière, avec des terrasses tournées vers la darse. Pratique par mauvais temps ou pour une pause.
Le musée des Confluences et la pointe
À l’extrémité sud se dresse le musée des Confluences, ouvert fin 2014, dont la structure de verre et d’acier, surnommée « le nuage » et « le cristal », a été conçue par l’agence Coop Himmelb(l)au. Consacré aux sciences naturelles et aux sociétés humaines, il déroule ses collections sur des thèmes universels : origines, espèces, sociétés, éternités. Notre guide complet du musée des Confluences détaille les expositions et les conseils de visite. Derrière le bâtiment, un jardin mène à la pointe où Rhône et Saône se rejoignent : ne manquez pas ce point de vue.
Ambiance et bonnes pratiques
- Un quartier qui vit : la Confluence n’est pas seulement une vitrine, des milliers de personnes y habitent et y travaillent. En semaine, l’ambiance est plutôt bureau à midi ; le week-end, familles et promeneurs prennent le relais.
- Le vent et le soleil : les quais sont très dégagés. Pensez à la casquette en été et à une veste en intersaison.
- Chantiers : la seconde phase du projet se poursuit ; certains cheminements peuvent être modifiés. Suivez la signalétique.
- À vélo : les pistes cyclables des quais relient la Confluence au centre en quelques minutes ; les stations Vélo’v sont nombreuses.
Relier la Confluence au reste de la ville
Le quartier s’intègre facilement dans un itinéraire. Depuis la place Bellecour, descendez la rue Victor-Hugo jusqu’à Perrache, puis poursuivez à pied ou en tramway : vous traversez ainsi la Presqu’île du nord au sud. Pour un séjour de deux jours, notre programme pour visiter Lyon en un week-end intègre la Confluence au second jour, idéal pour terminer par le musée et un coucher de soleil sur la Saône.
Infos pratiques
- Accès en tramway : ligne T1 depuis Perrache, arrêts Sainte-Blandine, Hôtel de Région – Montrond et Musée des Confluences.
- Accès à pied : 15 à 20 minutes depuis Perrache jusqu’au pôle commercial, une demi-heure jusqu’au musée.
- Métro : ligne A jusqu’à Perrache, puis tramway ou marche.
- Horaires : l’espace public est accessible en permanence ; le musée des Confluences ferme habituellement un jour par semaine, horaires à vérifier sur son site officiel.
- Budget : balade gratuite ; entrée du musée payante, incluse dans la Lyon City Card.
- Durée : 1 h 30 pour la promenade, une demi-journée avec le musée.
- Meilleur moment : fin d’après-midi pour la lumière sur la darse et la Saône.
Questions fréquentes
Où se trouve le quartier Confluence à Lyon ?
Il occupe la pointe sud de la Presqu’île, au sud de la gare de Perrache, dans le 2e arrondissement, entre le Rhône et la Saône, jusqu’à l’endroit où les deux cours d’eau se rejoignent.
Comment se rendre à la Confluence en transports en commun ?
Le tramway T1 part de Perrache et dessert tout le quartier jusqu’à l’arrêt Musée des Confluences ; la gare de Perrache est elle-même reliée au métro A.
Que faire à la Confluence en une demi-journée ?
Promenez-vous autour de la place nautique et des Cubes orange et vert, longez le quai Rambaud jusqu’à la Sucrière, puis terminez par le musée des Confluences et le jardin qui mène à la pointe du confluent.
Le musée des Confluences est-il inclus dans la Lyon City Card ?
Oui, l’entrée des collections permanentes figure parmi les avantages habituels de la Lyon City Card, mais les conditions peuvent évoluer : vérifiez la liste à jour auprès de l’office de tourisme avant votre séjour.
Que sont les Cubes orange et vert de la Confluence ?
Ce sont deux bâtiments emblématiques du quartier, au bord de la darse : le Cube orange, percé d’un immense trou circulaire, et le Cube vert, habillé d’une résille métallique. Tous deux sont l’œuvre de l’agence Jakob + MacFarlane. On ne les visite pas, mais on en fait le tour pour les admirer.
Que faire à la Confluence quand il pleut ?
La Confluence se prête bien aux journées pluvieuses : le musée des Confluences occupe facilement une demi-journée, et le pôle de commerces et de loisirs réunit boutiques, restaurants et cinéma sous une grande verrière. Les promenades sur les quais attendront alors une éclaircie.
Sources
- SPL Lyon Confluence et Métropole de Lyon — projet urbain.
- Musée des Confluences — site officiel.
- ONLYLYON Tourisme et Congrès — Lyon City Card.
- TCL / Sytral Mobilités — ligne de tramway T1.
- Archives municipales de Lyon — travaux de Perrache.
Pensez à la Lyon City Card pour le musée des Confluences et le tramway, puis complétez votre séjour avec notre rubrique Visiter Lyon.
Informations mises à jour à l’automne 2026 ; horaires, tarifs et avantages de la Lyon City Card sont indicatifs et à vérifier auprès des lieux et de l’office de tourisme.

