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J’ai testé le No Poo : ça fait 5 mois que je n’utilise plus de shampoing !

Si tu en as assez de laver tes cheveux tous les jours sans jamais être vraiment satisfait, le No Poo peut être une piste intéressante. L’idée n’est pas de “ne plus jamais rien faire”, mais de réduire ou supprimer le shampoing classique au profit d’alternatives plus douces, souvent plus naturelles, et parfois mieux tolérées par un cuir chevelu gras ou sensible.

Concrètement, cette transition demande un peu de méthode : tu ne remplaces pas simplement un produit par un autre, tu changes ta routine, ton rythme de lavage et parfois même tes attentes. C’est justement ce qui permet d’éviter les déceptions, les cheveux rêches ou l’impression de “cheveux sales” pendant les premières semaines.

L’essentiel a retenir : le No Poo consiste à réduire ou arrêter le shampoing classique en passant à des alternatives comme le savon d’Alep, le rhassoul ou l’œuf.

  • Le cuir chevelu se lave, pas les longueurs.
  • Il faut souvent espacer les lavages progressivement.
  • Le savon d’Alep convient bien en transition, mais peut assécher.
  • Le rhassoul est doux et adapté aux cheveux gras.
  • L’œuf peut nettoyer efficacement, mais demande une bonne méthode.
  • Le résultat dépend beaucoup de ton type de cheveux et de ton cuir chevelu.

La tendance du No Poo

Le No Poo, c’est la tendance qui consiste à ne plus utiliser de shampoing conventionnel. Dans la pratique, ça peut vouloir dire plusieurs choses : réduire la fréquence des lavages, remplacer le shampoing par un soin lavant plus naturel, ou adopter une routine entièrement différente selon tes besoins.

Si tu es dans cette situation où tes cheveux regraissent vite, où tu trouves les shampoings trop agressifs, ou où tu veux limiter certains ingrédients, tu te demandes sûrement si cette méthode peut marcher pour toi. La réponse est oui, mais pas forcément de la même manière pour tout le monde. On constate souvent que les cheveux très fins, très gras ou habitués aux produits coiffants ont besoin d’une phase d’adaptation plus longue.

Il faut aussi garder en tête un point important : le No Poo ne veut pas dire “ne plus se laver les cheveux”. Cela veut surtout dire “revoir la manière de les nettoyer”. C’est une nuance essentielle, parce que dans les faits, ce qui compte, c’est d’avoir un cuir chevelu propre et équilibré, sans décaper inutilement les longueurs.

La blogueuse Antigone XXI avait fait un article sur le sujet il y a quelques années et je ne peux que vous inviter à y jeter un oeil.

Dans son article, Antigone XXI parle de sa technique, qui consiste à ne plus se laver les cheveux qu’une fois par mois, avec un mélange de bicarbonate de soude et de vinaigre de cidre de pomme. Bon perso, j’en suis pas encore là, je me lave les cheveux toujours régulièrement (surtout si on compare avec les critères d’Antigone croix-croix-bâton), mais j’ai énormément réduit les lavages, et j’ai testé mes petites recettes à moi pour me laver la crinière.

Les pré-requis pour se lancer dans le No Poo

Avant de te lancer, il y a quelques bases à comprendre. Elles font vraiment la différence entre une transition réussie et une expérience frustrante.

1. Nettoyer surtout le cuir chevelu

Le cuir chevelu produit le sébum et accumule le plus de résidus. Ce sont donc les racines qu’il faut nettoyer en priorité. Les longueurs, elles, n’ont pas besoin d’être frottées comme si elles étaient sales : elles se rincent naturellement avec l’eau qui coule. Dans la pratique, si tu frottes les pointes, tu augmentes surtout le risque de les assécher et de les casser.

2. Espacer les lavages progressivement

Le cuir chevelu met souvent un peu de temps à s’adapter. Si tu passes d’un shampoing quotidien à un lavage très espacé du jour au lendemain, tu risques de vivre une phase de cheveux lourds, gras ou inconfortables. Ce qu’il faut faire, concrètement, c’est réduire petit à petit : un jour sur deux, puis tous les trois jours, puis davantage si ton cuir chevelu suit.

3. Accepter une phase de transition

La période d’adaptation est normale. C’est même souvent là que beaucoup abandonnent trop vite. Dans les faits, le sébum peut sembler plus présent au début, parce que ton cuir chevelu a été habitué à produire davantage ou à être décapé régulièrement. Il faut donc parfois quelques semaines pour retrouver un équilibre plus stable.

Et c’est parti ! Voici mes trois recettes pour arrêter le shampoing !

1 – Le savon d’Alep

Le savon d’Alep est souvent une bonne porte d’entrée quand on commence à lâcher le shampoing. Pourquoi ? Parce qu’il mousse, il donne une vraie sensation de propreté, et il reste plus simple à adopter psychologiquement qu’une poudre ou une pâte d’argile. Si tu hésites encore, c’est souvent une option rassurante pour commencer.

En revanche, il faut l’utiliser avec précaution. Sur le terrain, on observe que certains cheveux réagissent bien, tandis que d’autres deviennent plus secs, plus rêches ou plus emmêlés. Cela dépend beaucoup de la porosité du cheveu, de sa nature et de la fréquence d’utilisation.

Le + : c’est un produit naturel, bio, sans ajout chimique chelou, on en trouve plutôt partout et ça sert aussi à se laver le corps #toutbénef

Le – : ça assèche (un peu) et les cheveux ont tendance à s’emmêler après coup. Je vous dis ça, ça ne me concerne pas vraiment vu que j’ai 5 cm sur le crâne.

Combien ça coûte : un savon coûte entre 3 et 6 euros et dure 2 mois.

Où ça se trouve : en magasin bio, en pharmacie ou online !

Conseil pratique : si tu testes le savon d’Alep, commence par une petite fréquence, puis observe tes cheveux pendant plusieurs lavages. Si les longueurs deviennent trop sèches, espace davantage ou limite le savon au cuir chevelu.

2 – Le rhassoul

Le rhassoul est une argile lavante très intéressante si tu as les cheveux gras ou si tu veux une alternative plus douce. Il absorbe le sébum sans donner la sensation “décapée” qu’on peut parfois avoir avec un shampoing trop fort. Concrètement, c’est l’une des solutions les plus appréciées en transition No Poo.

Pour l’utiliser, il faut mettre 3 cuillères de rhassoul dans un bol et 3 cuillères à café d’eau. Tu obtiens une pâte à appliquer sur le cuir chevelu. Il faut masser légèrement, laisser poser quelques minutes puis rincer abondamment. Après le rinçage, beaucoup de personnes apprécient l’effet souple et doux sur la fibre capillaire.

Le + : c’est tout tout doux, c’est rigolo à utiliser, on se sent carrément bien après le rinçage.

Le – : il faut quand même bien chercher pour en trouver, et ce n’est pas l’alternative la moins chère. Et pour le coup le fait que c’est un produit importé d’un peu loin c’est pas très écolo m’voyez.

Combien ça coûte : Autour de 10 euros le kilo, moi j’ai acheté 400 grammes en début d’année et je n’ai toujours pas fini (mais j’alterne avec d’autres méthodes).

Où ça se trouve : en magasin bio et en ligne !

Conseil pratique : si tu as les cheveux fins, applique le rhassoul surtout sur les racines et évite d’en mettre trop sur les longueurs. Trop de produit peut laisser un film ou alourdir la chevelure.

3 – L’oeuf

Se laver les cheveux avec de l’oeuf peut surprendre, mais c’est une méthode qui fonctionne réellement pour certaines personnes. L’intérêt, c’est que l’œuf nettoie bien tout en restant très accessible. Dans ton cas, si tu cherches une solution économique et que tu veux tester quelque chose de simple, ça peut valoir le coup.

Le point clé, c’est la méthode. Il faut mélanger l’œuf avec un peu d’eau, puis verser le mélange dans une bouteille pour l’appliquer plus facilement. Si tu utilises l’œuf pur, tu risques d’avoir une texture peu pratique et une application inégale. Et surtout, il ne faut pas utiliser une eau trop chaude, sinon l’œuf peut cuire sur les cheveux, ce qui n’est ni agréable ni très simple à rincer.

Alors, au premier essai, j’ai un peu raté mon coup. Je n’avais pas compris qu’il fallait mélanger l’oeuf à de l’eau, et j’ai laissé la mixture dans un bol. On se sent quand même bien teubé à essayer de s’étaler ça sur la tête. Et puis moi, grande championne, je me suis renversé la moitié de l’omelette sur l’épaule.

Du coup au deuxième essai j’ai chopé le coup de main : en fait il faut mélanger l’oeuf avec un peu d’eau et verser ça dans une bouteille ! Bien plus facile pour étaler ça sur l’ensemble du cuir chevelu !

Et verdict : en fait ça marche très bien, ça nettoie carrément bien les cheveux ! Et pour le coup, moi qui trouvais ça un peu dégoûtant, ça m’a forcée à espacer les shampoings vu je me voyais pas sacrifier un poulailler par semaine pour le plaisir de me frotter les racines avec.

Le + : ça marche super bien, et puis c’est ultra accessible, on a tous un oeuf sous la main.

Le – : Bon ben c’est pas végan, c’est sûr. Et puis ça peut faire un peu dégueu. A noter qu’il ne faut pas se laver les cheveux avec une eau trop chaude, au risque de faire cuire l’oeuf (beurk).

Combien ça coûte : Pas cher ! Même si tu prends de l’oeuf bio de poule en liberté !

Où ça se trouve : Si tu te poses réellement cette question, je ne peux pas faire grand chose pour toi.

Conseil d’expert : rince toujours soigneusement et termine avec de l’eau tiède, jamais brûlante. C’est ce détail qui change tout en pratique.

Bilan après 5 mois sans shampoing : je me suis réconciliée avec mes cheveux.

Je vais être honnête : par rapport à ma période “shampoing/après-shampoing/masque/gommage”, je n’ai pas l’impression d’avoir de plus beaux cheveux : ils sont toujours filasses et ils graissent facilement par rapport à la moyenne. Par contre, en espaçant les lavages, ils restent quand même propres plus longtemps et je peux profiter de mes cheveux pendant deux jours au lieu d’un ! Et puis, le reste du temps c’est “Passion Foulards”… Heureusement que c’est à la mode !

Ce que cela change pour toi, si tu es dans une situation similaire, c’est surtout la charge mentale. Tu passes moins de temps à laver, à racheter des produits, à tester des promesses marketing, et tu apprends à mieux observer la réaction réelle de ton cuir chevelu. Dans la pratique, c’est souvent ça le vrai bénéfice du No Poo : moins de dépendance aux routines automatiques et plus d’écoute de tes besoins.

Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que j’ai carrément arrêté de me prendre la tête. Passer au No Poo, c’est surtout une leçon d’humilité, pour se rappeler que dans la vie il y a des choses plus importantes que l’épaisseur de ses cheveux. En fait, je me sens même mieux dans ma peau parce qu’au moins je sais que je ne fais pas de mal à mon corps (et que j’abîme un tout petit peu moins la planète !). Du coup, sans dire que je ne reviendrais jamais au shampoing (mais en lisant bien les étiquettes #NonAuxPerturbateursEndocriniens) parce que c’est quand même plus rapide et plus confort, surtout en voyage, je pense que c’est une expérience qui m’a pas mal apporté sur le plan perso. Comme quoi, parfois, le meilleur moyen de se débarrasser d’une obsession bizarre, c’est d’aller jusqu’au bout de son angoisse !

Si toi aussi tu es #TeamCheveuxGras, suis-nous sur insta, ou stay tuned, bientôt je te parlerai de mes tutos préférés pour porter les foulards noués !

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Erreurs fréquentes à éviter quand tu passes au No Poo

Si tu veux vraiment que la transition se passe bien, il y a quelques erreurs classiques à éviter. Elles reviennent souvent, et elles expliquent pourquoi certaines personnes concluent trop vite que “ça ne marche pas”.

  • Vouloir aller trop vite : si tu supprimes tout d’un coup, ton cuir chevelu peut sur-réagir.
  • Frotter les longueurs : cela les fragilise inutilement et les rend plus sèches.
  • Utiliser trop de produit : en No Poo, plus n’est pas forcément mieux.
  • Ne pas rincer assez : les résidus peuvent alourdir les cheveux et irriter le cuir chevelu.
  • Abandonner après une seule tentative : il faut souvent plusieurs essais pour trouver la bonne méthode.

En pratique, le plus important est d’observer tes cheveux sur plusieurs lavages, pas sur une seule journée. C’est cette vision plus longue qui te permet de savoir ce qui te convient vraiment.

Comment savoir si le No Poo est fait pour toi ?

Le No Poo peut être une bonne option si tu as le cuir chevelu sensible, si tu veux réduire les lavages, si tu cherches une routine plus minimaliste ou si tu veux tester des alternatives plus simples. En revanche, si tu as besoin d’un nettoyage très fréquent à cause du sport, d’un environnement poussiéreux ou d’une forte production de sébum, il faudra probablement adapter la méthode à ton rythme de vie.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il n’existe pas une seule bonne façon de faire. Certaines personnes alternent entre shampoing classique et solutions naturelles. D’autres gardent un shampoing doux pour certaines situations, comme les voyages ou les périodes plus chargées. Et c’est très bien comme ça.

Le plus utile, dans ton cas, c’est de trouver une routine tenable. Une routine réaliste, que tu peux garder sans te battre avec tes cheveux tous les matins.

FAQ

Le No Poo, tu connais ?

Oui, c’est une méthode qui consiste à réduire ou supprimer l’usage du shampoing classique. En pratique, on le remplace souvent par des alternatives plus douces ou plus naturelles. Le but est de mieux respecter le cuir chevelu et de limiter les lavages agressifs.

La blogueuse Antigone XXI avait fait un article sur le sujet il y a quelques années et je ne peux que vous inviter à y jeter un oeil.

Oui, cet article est souvent cité comme une référence dans l’univers No Poo. Il présente une approche plus radicale, avec un rythme de lavage très espacé. Si tu veux comparer plusieurs méthodes, c’est une lecture utile pour comprendre les différentes façons de faire.

Dans son article, Antigone XXI parle de sa technique, qui consiste à ne plus se laver les cheveux qu’une fois par mois, avec un mélange de bicarbonate de soude et de vinaigre de cidre de pomme.

Oui, cette technique repose sur un nettoyage très espacé avec des ingrédients simples. Elle ne convient pas forcément à tout le monde, car le bicarbonate peut être trop agressif pour certains cuirs chevelus. Si tu veux tester, fais-le prudemment et observe bien la réaction de tes cheveux.

Mais bon perso, j’en suis pas encore là, je me lave les cheveux toujours régulièrement (surtout si on compare avec les critères d’Antigone croix-croix-bâton), mais j’ai énormément réduit les lavages, et j’ai testé mes petites recettes à moi pour me laver la crinière.

Oui, il est tout à fait possible d’adopter une version moins extrême du No Poo. Tu peux simplement espacer les lavages et tester plusieurs alternatives selon tes besoins. C’est souvent la solution la plus réaliste pour tenir sur la durée.

Et c’est parti ! Voici mes trois recettes pour arrêter le shampoing !

Il existe plusieurs alternatives au shampoing classique, et les plus courantes sont le savon d’Alep, le rhassoul et l’œuf. Chacune a ses avantages et ses limites. Le bon choix dépend surtout de ton type de cheveux et du résultat que tu recherches.

Le savon d’alep, c’est bien, c’est bio.

Oui, le savon d’Alep est souvent apprécié pour son côté naturel et sa simplicité. Il peut être utile en phase de transition, mais il peut aussi assécher les longueurs. Il vaut mieux l’utiliser avec modération et observer la réaction de tes cheveux.

Remplacer le shampoing par de l’argile : essai numéro 2

Oui, le rhassoul est une argile lavante très utilisée comme alternative au shampoing. Il absorbe le sébum et laisse souvent les cheveux doux après rinçage. C’est une option intéressante si tu veux quelque chose de plus doux et plus naturel.

Se laver les cheveux avec de l’oeuf, et pourquoi pas !

Oui, l’œuf peut servir de soin lavant et nettoyer efficacement les cheveux. Il faut simplement bien le diluer et éviter l’eau trop chaude. C’est une solution économique, mais qui ne convient pas à tout le monde.


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